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errance
 

création 2014
 
 voir le teaser de « 0.78 »
 voir le teaser de « À l'Ouest »

  dossier artistique errance 2017.pdf


Pièce composée d’un solo « à l’ouest » (33')
et d’un duo « 0.78 » (36' environ)

Il y a un peu de Raymond Depardon derrière cette histoire dans le traitement de l’espace, le ton, la solitude, cette « quête du lieu acceptable », du dépouillement.
« L’errance n’est ni le voyage ni la promenade mais cette expérience du monde qui renvoie à une question essentielle : qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi ici plutôt qu’ailleurs ? » Raymond Depardon

Danse à l’ouest : Sophie Lamarche Damoure
Son à l’ouest : Jean-Baptiste Julien & Pascal Battus
Danse 0.78 : Vincent Curdy et Stéphane Couturas
Son 0.78 : Pascal Battus & Jean-Baptiste Perez
Lumière : Melchior Delaunay
Régie son et plateau : Tony Pontin
Regard extérieur : Christine Bastin
Costumes : Yolène Guais
Décor 0.78 : Bruno Banchereau
Photos : Alban Van Wassenhove
Chorégraphie : Sophie Lamarche Damoure


à l'ouest
 

Une souche posée au milieu d’une blancheur douce et lointaine, presque un mirage. De là se lève une femme que l’on découvre petit à petit, une tête, une main, un bras. Son corps s’emballe et ses gestes deviennent répétitifs, saccadés. On imagine une peinture cubiste ou une scène de cinéma muet. Le vent des ventilateurs suspendus au dessus du personnage et la fumée surgissant transforment le plateau en un paysage évolutif presque naturel. Un espace hors du temps, mou¬vant, hypnotique, en osmose avec les évolutions du personnage. Tout tourne. Envoûté, le specta¬teur fait face aux vagues d’images qui l’enveloppent doucement, tendrement.


0.78
 

Trois contraintes d’espace, de matière et d’intention sont à l’origine de cette écriture presque cinématographique. 0.78 présente deux hommes dans un espace réduit, transparent et clos, une sorte d’armoire de glace, aquarium, vitrine ou immeuble. Deux êtres endormis dans la glace ou un lit vertical qui progressivement s’éveille. Leur mode de relation et de jeu est de s’éviter coûte que coûte et malgré l’étroitesse à l’intérieur. L’extérieur les saisit, les secoue, les rends instables.

Une tension naît de cette accumulation d’entraves...

Cette pièce est construite comme un film avec un scénario et des ambiances naturelles par la présence de la pluie, du vent et du brouillard sur le plateau.