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   |   Quatuor musique et danse
 

création 2011 / 2012
 
 voir le teaser

mû bénéficie du soutien de la charte interrégionale de diffusion signée par l’Onda, Arcadi, l’Oara, l’ODIA Normandie, Réseau en scène – Languedoc Roussillon et Spectacle vivant en Bretagne sur la période de septembre 2014 à décembre 2015.


À partir d'une peinture de 2002 intitulée « Femme accroupie »
réalisée par Sophie Lamarche Damoure.
Thème : la métamorphose


est une immersion dans un espace souterrain, sombre, intime, féminin et coloré.
Le temps y est suspendu et les corps, entre présence - absence, personnages – paysages, sont piégés dans un espace restreint et irréel.
Femmes bousculées par des états contradictoires, en lutte, en résistance, en transformation, fragmentées, empêchées de traverser l’espace, prises entre volonté et abandon.
Un focus sur le mouvement, du corps et de l’être, sur ce qui nous échappe sur le passage entre le dedans et le dehors d’où la thématique de la métamorphose. Nous porterons une attention toute particulière à nos mutations et à maintenir tout au long de la pièce un déroulement chorégraphique et sonore évolutif comme un paysage qui se modifie avec les saisons et le climat. L’univers sonore suivra la même ligne de force que la danse.

Danse : Sandrine Kolassa ou Anaïs Dumaine & Sophie Lamarche Damoure
Son : Jean-Baptiste Julien & Pascal Battus
Éclairage : Melchior Delaunay
Décor : Bruno Banchereau
Costumes : Yolène Guais
Regard extérieur : Florence Divert Issembourg
Crédit photos et vidéo : Alban Van Wassenhove
Conception : Sophie Lamarche Damoure


  dossier complet.ppt

  fiche technique.pdf

Minimum    Maximum    Minimal
Mirage                 Métamorphose
Murmurer      Malaise       Mutation
Miette      Mulot       M      Massacre
Mélodie                      Monstrueux
Méticuleux        Montée      Moudre
Marathon      Malaxer     Montagne
Mouroir                Mante  religieuse
Main            Manque            Muscle
Minuscule     Mijoter     Métatarse

Propos

La capacité de l’être à muter et s’adapter à tout, me surprend et m’interroge.
J’ai choisi cette peinture comme point de départ parce qu’elle vient de l’inconscient.
Je peins d’un jet impulsif et sans réflexion en amont. Assez rapidement par couches successives en cherchant à créer de la profondeur, des volumes et des textures épaisses, opaques ou plus transparentes. Je recherche un paysage impalpable, irréel et en mouvement. L’être humain ou animal apparaît progressivement de manière involontaire alors que je ne le cherche pas. Ces êtres me poursuivent ou me devancent à chaque fois. Les mécanismes et supports que j’utilise pour peindre et chercher le mouvement sont assez similaires.

S’empêcher de traverser l’espace, d’investir entièrement le plateau, de se déployer, amène des tensions et des relâchements, une préoccupation dans mon travail que je souhaite ici mettre encore plus en avant. Je pars du corps et de ses possibles et non d’une réflexion conceptuelle. Comment saisir ce qui nous échappe, le porter sur un plateau avec une sincère volonté de se rapprocher de l’autre, rendre universelles ces tentatives et recherches, qui troublent, car sans repères fondés ni mots précis pour les déterminer, les caser, les nommer, dérangent.

Peinture & danse
«Femme accroupie» / 2002

On ne sait d’où vient ce personnage.
Que fait-elle ?
où va t-elle, qui est-elle ?
Elle surgit.
Au moment où elle arrive, au fur et à mesure, elle finit par se fixer sur le papier. Elle est juste là, probablement accroupie, une main en avant. Mise au point sur cette main et son visage.
La main s’approche. Son regard se dirige vers quelque chose de petit et probablement fragile. Ce qui l’entoure est coloré, matièré, flou, en mouvement et assez mouvementé. Entre immobilité et prise de parole, entre absence et présence… Ces deux femmes, tentent de s’extraire, de sortir de cet endroit cloisonné et fantastique qui les obliges à muter, se transformer, se confondre parfois dans l’espace comme posées en suspension ou totalement déposées et figées. Je les nomme paysages – personnages. Le monde du petit, je le rapproche à des paysages dans la nature. L’espace du dedans est tout aussi grand et diversifié que celui du dehors.

Son

Les musiciens élargiront ou réduiront l’espace, en utilisant des textures épaisses ou épurées et en modifiant le volume sonore. Tel un paysage qui se transforme avec les saisons et le climat. Nous tenterons de ne pas forcément chercher une harmonie entre le son et les corps, de laisser de la place au silence, au presque rien et de créer des contre-points avec la danse. A d’autres moments, le son traversera tout l’espace, bouillonnera, explosera. De leur collaboration ressortira une couleur particulière liée à leur univers et supports sonores extrêmement différents. Présents sur le plateau, en acoustique et en diffusion, ils apporteront un ressenti, une écoute subtile et sensible.

Lumière

Il est fort possible que l’espace soit assez sombre bien qu’à la base du projet le désir était d’être entouré de blanc pour faire surgir une ambiance colorée, verte, bleu ou jaune pendant toute la durée de la pièce. La couleur, pour sortir du quotidien et créer un objet surnaturel.
Les contraintes techniques d’une telle envie nous font revenir à un plateau neutre, classique donc noir.